lundi 2 mai 2011

Cuzco



Début septembre 2008 :

Enfin, me voila arrivé à Cuzco, l'ancienne capitale de l'empire Inca, perchée à 3400 mètres d'altitude. Cuzco (du Quechua « Qosqo » = le nombril) n'est pas une ville qui émerveille de prime abord. En la traversant pour la première fois, je peux même dire que j'ai été légèrement déçu. Et puis, petit à petit, l'étrange atmosphère baroque de la ville opère son charme indéfinissable, vous gagne insidieusement, vous fait chavirer à petit feu comme l'ivresse que procure un verre surdosé de Pisco Sour ingurgité à grosses rasades goulues à l'ombre d'une terrasse de la Plaza de Armas, sous les regards séculaires de la Cathédrale et de l'église de la Compania (cf photo ci-dessus). L'esprit de la cité Inca vous conquiert nonchalamment, sans prévenir, au détour d'une place du bouillonnant quartier San Blas et d'une de ses ruelles escarpées.
Par contre, le revers de la médaille, c'est que la ville est littéralement blindée de touristes. Et moi, droit dans mes tongs et ma chemise Hawaïenne, avec mon guide du Routard sous le bras, je le clame haut et fort -et j'm'en cache pas de l'dire- : les toutous, ça m'énerve...
En plus, qui dit 'moult touristes' dit également 'moult solliciteurs' en tous genres. A côté de Cuzco, la zone coloniale de Santo Domingo prend des allures de havre de paix, c'est dire... En plus de ça, comme le savent bien B-tengs et Curo depuis nos pérégrinations dominicaines, j'attire les solliciteurs aussi sûrement que le bois de Boulogne attire les camionneurs moustachus. Allez savoir pourquoi... C'est ptet que j'ai une bonne tête de gogo ?
Massages, nettoyage de chaussures, expéditions dans la jungle, tout y passe. Bref, quoi qu'il en soit, j'ai été contraint d'accepter mon piètre sort et de faire mien cet aphorisme de mon philosophe préféré : "je suis vraiment un aimant à m***e".
Mais bon, assez palabré, ce matin, je suis allé visiter la cathédrale de Cuzco, Catedral Basílica de la Virgen de la Asunción en VO. Passionnifiant, n'est ce pas ? Bon, ben si ça vous intéresse, reportez-vous à ce lien, je suis pas là pour vous faire une visite guidée à distance non plus.

Précisons tout de même que j'ai réussi à braver l'interdiction de prendre des photos, avec la bénédiction de ma guide, qui est quand même devenue toute blanche lorsqu'elle a vu que j'avais oublié d'enlever le flash avant de prendre un cliché de l'un des principaux retables de l'édifice, ce qui a eu pour effet d'étaler au grand jour notre petite supercherie, notamment devant le staff de sécurité... Voici ladite photo, dont je ne suis pas peu fier :


Haha, ça vous en bouche un coin, n'est ce paaaaas ?
Et oui, comme vous voyez, ce n'est pas un retable craignos, du genre diorama en toc réalisé par un manchot aveugle avec les pieds, que les grenouilles de bénitiers vendent à la sauvette à la sortie de la messe du dimanche à Lourdes pour pouvoir se payer leur petit litron du soir. Là on parle de lourd, de très lourd, du super gros calibre baroque bling-bling 22 carats qui ne rentre même pas dans la salle de séjour de B00BA.
Et encore, il y en avait de plus gros et plus impressionnants, mais ceux-là je n'ai pas pu les prendre en photo, car après cette utilisation du flash fort peu à propos, ma guide m'a fait comprendre que j'étais cette fois définitivement privé d'appareil photo...

Voila voila... Sinon, j'attends impatiamment d'être guéri de ce satané rhume qui refuse obstinément de me lâcher depuis la fin du trek de Santa Cruz. Dès que j'aurai eu sa peau, promis, j'attaque le clou du spectacle, vous l'aurez tous reconnu : le Machu Picchu. Patience les enfants, on y est presque...

1 commentaire:

schleu a dit…

pas mal ton philosophe, chui plutôt fan de chuch ("les pieds je les mets où je veux, et surtout dans la gueule" ou "t'es pire qu'une mouche à merde, ramon" ).
Bon, je vois que tout va bien pour toi, bonne continuation maxcouille...on ira boire une binouze au 15 pour toi !