lundi 2 mai 2011

Le Canyon de Colca



Samedi 20 septembre 2008, 7h55 :


Le car de l'expédition me récupère à mon hôtel. C'est parti. Nous nous arrêtons successivement devant plusieurs hôtels pour prendre les autres membres du voyage. Pas mal de ptits vieux... Ça m'apprendra à réserver des tours légèrement haut de gamme... Un groupe de 4 retraités français, notamment... Au début je me dis que ça risque pas d'être folichon mais au fur et à mesure que je discute un peu vec eux, bonne surprise : Guy et Dominique, les deux hommes du groupe, me font bien marrer avec leurs expressions de vieux loups de mer, leur accent du sud-est et leurs blagues old school. Bref, au bout de quelques heures, l'ambiance tourne bon enfant, limite franche déconnade.

Pendant ce temps, le paysage défile, de plus en plus aride. On arrive sur les hauts plateaux, à plus de 4000 mètres. Peu à peu on commence à voir quelques vigognes (animal sauvage) et quelques alpacas (animal domestique ou sauvage), quand soudain :



Toute une tripotée d'alpacas broutant paisiblement apparaît sous nos yeux ébahis, au milieu de la pampa. Puis d'autres encore (filmés par votre serviteur pour votre plus grand plaisir) :


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Nous passons un col à 4900 mètres. Mes potes du 3ème âge encaissent plutôt bien l'altitude (forcément : ils carburent aux bonbons à la coca et aux calembours plus ou moins frelatés, ce qui -tout le monde le sait- donne des forces).
A cette altitude, la végétation est plutôt bizarroïde :

Au bout de presque 4h30 de route, nous apercevons le village de Chivay, le patelin le plus important de la vallée de Colca :


Après un bon repas dans un resto sur place, nous arrivons à notre hôtel-lodge. A peine le temps de se poser, on part pour une balade pépère (club du 3ème âge oblige) dans les environs.
Nous passons par la place du village de Yanque, le bled local, où le bétail semble 50 fois plus abondant que les âmes humaines. A noter : une jolie église en sillar (le matériau de construction le plus utilisé à Arequipa et dans les environs : de la lave blanche de volcan, tuf volcanique pour les experts) :


La balade se poursuit. Ça grimpe un petit peu mais sans plus :

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Quelques paysages plutôt spectaculaires :


Finalement on rentre à l'hôtel. Le soleil se couche sur Yanque :


Avant de dîner, je me rue au jacuzzi. Je me retrouve avec deux hollandaises plutôt avenantes. Puis l'un des retraités arrive quelques minutes plus tard, ruinant du même coup une ambiance plutôt caliente.
Après un bon 1/4 d'heure de repos bien mérité dans le jacuzzi, on part manger. Je dîne avec les retraités et leur nièce, Elodie, française ayant quitté la France pour s'installer à Lima. Puis, après une petite partie de babyfoot avec mes copines les guides péruviennes et les hollandaises et je pars me coucher.

Le lendemain, réveil à 5h30 du mat car on doit partir tôt si on veut avoir une chance de voir voler les condors à la Cruz del Condor, 48 km plus bas dans le canyon.

On parcourt une route qui surplombe le canyon. Au fur et à mesure que nous aprochons de notre destination, ce dernier se fait de plus en plus profond et impressionant :








Puis on arrive sur place, à la Cruz del Condor. Au début, pas l'ombre d'un volatile à l'horizon, puis tout d'un coup, sans prévenir, 6 bouzins emplumés sortent de leurs nids pour voltiger devant la foule toute ébaubie :

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C'est un drôle de spectacle. On dirait que les volatiles prennent du plaisir à tournoyer et à virevolter au-dessus de la foule. Ils sont peut-être en cheville avec l'office de tourisme, qui en retour les rémunère généreusement en charognes d'alpacas bien boucanées...

Après ce ballet à plumes, je prends la traditionnelle photo "I was there" :



Puis, sur le chemin du retour, on part visiter le petit village de Maca, avec son église traditionnelle en sillar.
Pour terminer, voici quelques photos (floues...) prises dans cette église qui devraient fortement vous inviter à adopter une attitude pénitente, à expier vos péchés et à vous flageller avec une botte d'orties fraîchement coupées :


A bientôt camarades, pour la prochaine péripétie, et non des moindres : l'ascension du volcan Misti...


3 commentaires:

Allain Bougrain-Dubourg a dit…

L'ascencion du Misti, tu la fais aussi sur Google, comme pour sa photo? ;)

Les alpacas ce sont des suris ou des huacayas? sur la photo on dirait des huacayas vue leur toison frisee, mais j'aime autant te demander confirmation...

Anonyme a dit…

"après une petite partie de babyfoot avec mes copines les guides péruviennes et les hollandaises et je pars me coucher" ... Fuentes bordel est ce que tu vas nous dire un jour la vérité sur ce blog !!!!
Georges Meilleur

Simon Vladimir a dit…

Pour répondre à Alain Bougrain-Dubourg,

Les Suris et les Huacayas sont les deux frisés.
Le Suri possède un poil souvent plus soyeux et, comme vous l'avez dit, moins frisé.

Ces animaux sont des animaux de "tonte", c'est pourquoi vous ne ferez pas de différence entre un Suri tondu et un Huacaya tondu...

Un doigt expert peut néanmoins faire la différence par toucher rectal...

Bien à vous.

Simon Vladimir