lundi 2 mai 2011

Puno et le lac Titicaca

Fin septembre 2008 :

Bon, j'ai pas trop donné de news ces derniers temps. C'est mal. J'expie...
Alors il est temps de rattraper le temps perdu.
J'ai donc quitté Arequipa jeudi dernier, direction Puno, ville cotière du lac Titicaca, à 3820 mètres d'altitude.
Après avoir végété la journée de vendredi (découverte de la ville et des bars oblige), je me suis embarqué sur un chti bateau avec Sonia (une copine qui suit peu ou prou le même itinéraire que moi) et quelques autres touristes, pour visiter l'île d'Amantani, où vivent environ 4000 locaux.

Au bout de 1/2 heure de trajet, on arrive aux îles flottantes Uros, un bon vieil attrape-touristes où des indigènes font semblant de s'affairer et de vaquer à leurs occupations devant les cohortes de pèlerins qui viennent visiter leurs îles. Bien sûr l'entrée est payante... Le soir venu,tous ces sympathiques autochtones rentrent tranquillement dormir à Puno. Bref, ça ne vaut pas la peine de sortir du bateau.
Je prends juste quelques photos pour la forme :




Comme vous voyez, c'est naze.

Après 40 minutes sur place, le bateau repart.
On arrive 4 heures plus tard. Le temps est nuageux. D'un côté c'est dommage mais au moins ça évite des photos surexposées (dont je suis spécialiste, comme vous savez).
Dès notre arrivée sur l'île d'Amantani, nous sommes reçus par nos familles d'accueil. On nous sert un bon déjeuner principalement à base de soupe, de pommes de terre et de riz.
Puis, après avoir découvert nos chambres (ultra-sommaires mais à peu près propres si on regarde pas de trop près), on part pour une balade sur les hauteurs de l'île :



Après cette balade fort divertissante, on part avec Sonia au microscopique port de l'île.
Objectif : photographier le coucher de soleil sur le lac. On sera pas déçus du voyage :





Après cette session, on y voit autant que dans l'anu' d'un taureau un soir de pleine lune, donc on rentre au bercail.
On se repose un chouy' et vers 19h on avale un bon dîner à base de soupe, de riz et de pommes de terre (décidément...). Puis le père de famille nous demande si on veut venir à la ptite fête du village. Dans un premier temps, on se dit que ça peut être sympa. Seul détail : on doit s'habiller en costume traditionnel des îles. Après une âpre négociation avec moi-même, j'en arrive à la conclusion que je ne suis pas en mesure de m'infliger ça. Sonia et nos deux coloc' (Helen et Caroline) ne se voient pas non plus déguisées en indiennes quechua. On va donc se pieuter avec les poules (20h...). Le lendemain matin, départ du bateau à 8h. Direction, l'île de Taquile, plus vaste qu'Amantani mais moins peuplée. On monte une série interminable de marches avant de se retrouver au sommet.




Là-haut on se trouve un resto et après une tisane de feuilles de coca, on se boulote une bonne truite bien fraîche. Miam.
Finalement on redescend au port et on rentre à Puno. Je me chope un bon vieux coup de soleil des familles en dépit d'un badigeonnage non-stop de crème indice 60. Artz !

Enfin, nous sommes de retour à Puno, d'où je vous écris ce modeste post.
Demain, moment important dans la 'Traversée du Nouveau Monde©' : après un mois et demi de bons et loyaux services au Pérou, votre serviteur quitte ce trépidant pays, non sans lâcher sa larmasse, et met gaillardement le cap sur la Bolivie, pays de l'Altiplano, de la cordillère Royale et du Salar d'Uyuni...

8 commentaires:

Yann Arthus-Bertrand a dit…

T'autoflagelles pas pour les zones surexposées sur les photos! Ca fait partie du jeu ;) Soit c'est le ciel qui est surexposé, soit c'est le sol qui est sous-exposé... A moins de post-traiter, tu peux pas y faire grand chose quand le compromis n'existe pas (sauf à prendre deux photos en faisant la mise au point successivement sur le ciel et sur le sol, puis à faire des collages ensuite)... Faut choisir et dans la plupart des cas, vaut mieux sacrifier le ciel ;) En cas de post-traitement, sacrifier le sol qui se rattrape plus facilement à la retouche (un ciel cramé ne se rattrape pas complètement, cramé = blanc pur = 0 détail)

Pour le reste les photos sont plutôt bien composées avec des horizons bien plats et rarement placés en plein milieu de l'image. Règle des tiers maîtrisée!

C'est quoi comme APN?

Russe a dit…

Hey Max !

"[...] Sonia et nos deux coloc' (Helen et Caroline) ne se voient pas non plus déguisées en indiennes quechua. On va donc se pieuter avec les poules (20h...)"

Plagia ! Déjà lu dans Playboy #256 paru en juillet 1992. Et y'avait plus d'action et de détails dans l'original...

rotule a dit…

Exact Russe !

On aurait aimé avoir les photos de notre serviteur jouant au cowboy et aux indiennes avec ses colocs sous la tente.

Sinon cool d'avoir des nouvelles baron. On commençait à penser que tu avait été dévoré en couy par des chicanos sanguinaires.

Simon Vladimir a dit…

"Puno et le lac Titicaca"

Merci toto caca

Anonyme a dit…

"Sonia et nos deux coloc' (Helen et Caroline)" ... max putain au lieu de montrer des maisons en paille dont toi même tu te balance montre nous des photos de ton harem !!!
Bonne chance pour la Bolivie ...
G. Best

Maxime a dit…

Merci à toi, Yann Arthus Bertrand, pour tes commentaires techniques fort intéressants et pour tes compliments. Venant d'un photographe de renom, ça fait toujours plaisir.
Pour ce qui est des commentaires du Russe, de Rotule et de George Best, je crois que je sens poindre un vent de révolte de mon lectorat, quelque peu frustré par l'absence totale de passages olé-olé. Ceci, je vous le rappelle, en raison de la présence oppressante du comité de censure dirigé par Christine Boutin, qui supervise minutieusement le contenu de ce blog.
Il se murmure en coulisses qu'une
newsletter officieuse pourrait donc voir le jour si cette vague de protestations venait à se poursuivre... Mais bon, à ce stade, il ne s'agit bien sûr que de rumeurs. Affaire à suivre donc...

Maxime a dit…

Concernant l'appareil photo, c'est en fait un modeste caméscope : le Sanyo Xacti E1. De la caille, quoi.
A+

Guillaume a dit…

tout ça ne nous dit pas si tu te tapes Sonia...